Polyarthrite Rhumatoïde : Exercices et Conseils - Ecole du Dos

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Polyarthrite Rhumatoïde : Guide Pratique par des Kinésithérapeutes


GUIDE PRATIQUE, RECOMMANDATIONS ET CONSEILS DE NOS MASSEURS-KINÉSITHÉRAPEUTES

 

Citations de patients :

“J’ai des douleurs dans les articulations”

“je me sens fatigué”

“je me sens raide le matin”

CET ARTICLE VOUS CONCERNE SI VOUS ÊTES ATTEINT D’UNE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE, C’EST A DIRE : 

  • Le diagnostic de polyarthrite a été posé par un médecin suite à des examens médicaux.
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Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ? Définition et mécanisme

C’est une maladie auto-immune inflammatoire articulaire chronique.

Les premiers signes sont

Une douleur “inflamatoire”

caractérisée par une douleur d’apparition nocturne, évoluant depuis au moins 6 semaines.

Un dérouillage matinale

une douleur qui persiste le matin (ou lors de stations prolongées). La douleur est souvent améliorée par l’activité.

Les articulations douloureuses sont symétriques

et au moins au nombre de 3 au niveau de la main et ou du pied. La pression de l’avant pied est douloureuse.

Qu'est ce qu'une maladie auto-immune inflammatoire articulaire chronique ?

C’est une pathologie dite “inflammatoire” ?

L’inflammation est une réaction naturelle de notre corps pour se défendre en cas d’agression. Pensez à une poussière dans l’œil : l’œil est irrité, devient rouge et gonfle. À cet endroit, les vaisseaux sanguins se dilatent pour permettre aux cellules de réparation d’arriver. Ces cellules, de différents types, ont pour mission de réparer la zone endommagée afin de la remettre en bon état de fonctionnement. Une fois que la réparation est terminée, l’inflammation disparaît d’elle-même.

C’est une maladie dite “auto-immune” ?

Une maladie dite auto-immune survient suite à un mauvais fonctionnement du système immunitaire. Le système immunitaire est le mécanisme de défense naturel de notre corps. Il est composé de différentes cellules et organes qui travaillent ensemble pour nous protéger contre les microbes (virus, bactéries, etc.) et autres menaces. On peut le comparer à une équipe de gardiens qui surveillent et éliminent les intrus pour nous maintenir en bonne santé. Dans le cadre de la maladie auto-immune, il se dérègle et attaque par erreur certaines cellules de notre propre corps.

mais aussi...

C’est une pathologie “articulaire” ?

Le dysfonctionnement des cellules du système immunitaire entraîne un épaississement des tissus entourant les articulations et la déformation de ces mêmes articulations.

Dans le cadre de la polyarthrite rhumatoïde, ce phénomène est retrouvé plus fréquemment au niveau : 

  • des articulations des pieds et des mains
  • dans certains cas, les articulations des chevilles, genoux, poignets et coudes
  • plus rarement des épaules et des hanches

Cette transformation de la qualité du tissu est responsable des sensations de douleur et de raideur

C’est une pathologie dite “chronique” ?

Les pathologies dites “chroniques” sont des pathologies qui évoluent de manière progressive et régulière.

Pour aller plus loin...

2

 Exercices pour soulager la Polyarthrite Rhumatoïde

Ressenti pendant l’exercice choisi

  • Mieux

    Je continue cet exercice.

  • Pareil

    Je recommence une ou deux fois pour “donner une chance à l’exercice”.

  • Pire

    J’essaye autre chose, et/ou je change de position.

  • Mieux

    Je continue ce nouvel exercice.

  • Pareil

    Je change d’exercice, et/ou je change de position.

  • Pire

    Je change d’exercice, et/ou je change de position.

  • Mieux

    Je continue ce nouvel exercice.

  • Pareil

    Je recommence une ou deux fois pour “donner une chance à l’exercice”.

  • Pire

    Je change d’exercice, et/ou je change de position.

 

Si tout ce que vous essayez n’améliore ni la douleur ni vos sensations de « blocage », consultez un professionnel de santé.

Contre-indications

  • Pendant les périodes de poussées inflammatoires, il est préférable de laisser au repos les articulations douloureuses. N’hésitez pas à trouver d’autres exercices qui gardent en activité les articulations non douloureuses.
  • Si après avoir suivi nos conseils, la douleur persiste voire augmente, allez consulter un professionnel de santé”

Précautions

Si les conseils ci-dessous n’améliorent pas vos douleurs ou si les douleurs reviennent rapidement ou plus fort, consultez un Masseur-Kinésithérapeute qui sera en mesure de vous proposer un bilan et de vous aider à aller mieux.

QUELQUES CONSIGNES GÉNÉRALES AVANT DE COMMENCER

Nous vous conseillons de commencer par la position la plus confortable pour vous !
Une fois installé(e) dans cette position, commencez par l’exercice le plus agréable !
Faites un mouvement le plus fluide possible, comme si vous dansiez.
Commencez par faire de petits mouvements puis agrandissez le mouvement au fur et à mesure des répétitions selon votre ressenti. Quelle respiration vous convient le mieux? Vous pouvez expirer en réalisant le mouvement et inspirer en relâchant ou inversement.

Nous vous conseillons de trouver des exercices que vous pourrez faire quotidiennement, le matin : pour échauffer vos articulations, et le soir : pour diminuer les douleurs nocturnes et les raideurs matinales.

A Ce que vous pouvez faire en position allongée

Routine d'exercices du matin pour se lever

Sans matériel

  • Commencer par les pieds : Alterner pied flex/pointe. Dessiner des ronds avec les orteils pour mobiliser vos chevilles.
  • Rouler sur le côté pour vous asseoir au bord du lit.
  • En position assise, positionner les mains à la racine des cuisses. Retourner les orteils vers le sol (pied pointe) en marchant sur place ; un pied puis l’autre. Masser et mobiliser les pieds
  • Entrelacer à nouveau vos doigts et faire des ronds avec vos poignets, dans un sens puis dans l’autre. Les doigts entrelacés, étirer les bras paumes des mains devant puis  lever les bras vers le plafond, paumes de la main vers le haut. Masser les mains”

QUELQUES CONSIGNES GÉNÉRALES AVANT DE COMMENCER AVEC LE MOBILSIT

Le Mobilsit doit être gonflé à peu près l’équivalent d’une expiration. Votre Mobilsit a 2 faces: une plane et l’autre avec des picots, positionnez sur le dessus le côté qui est le plus agréable pour vous. Dans le cadre des exercices cités dans ce chapitre, il sera utilisé pour déclencher et faciliter vos mobilités, n’hésitez pas à le retourner si nécessaire ou la gonfler plus ou moins en fonction de votre ressenti…

Mobilsit sous le thorax

Avec matériel

  • Commencer les 2 genoux fléchis, les pieds posés à plat.
  • Laisser votre thorax et le haut de votre dos bouger sur le Mobilsit : de droite à gauche, d’avant en arrière, en dessinant des ronds dans un sens puis dans l’autre… répéter le mouvement le plus agréable pour vous.
  • Vous pouvez refaire l’exercice avec un genou tendu et l’autre fléchi ou les 2 jambes tendues.”
Voir plus d'exercices

Autre exercice

  • Commencer les 2 genoux fléchis, les 2 bras derrière votre tête, coudes fléchis ou tendus.
  • Étirer le haut du dos en alternance, en allongeant un bras puis l’autre au-dessus de la tête. ”

B Ce que vous pouvez faire en position assise

Routine d’exercice de journée sans matériel

Sans matériel

  • Les pieds posés au sol, alterner doigts de pied en éventail et orteils qui griffent le sol, comme si vos pieds rampaient au sol.
  • Poser les pieds l’un contre l’autre, les 2 gros orteils doivent se toucher.
Voir plus d'exercices

Suite routine de journée

  • La gymnastique des mains : bouger vos doigts comme des araignées.
  • Alterner l’ouverture des mains en éventail et la fermeture en poing.
  • Entrelacer vos doigts, les coudes se touchent, mobiliser vos poignets en tournant dans un sens puis dans l’autre.
  • Elever un bras vers le plafond en faisant des ronds avec vos doigts, vos mains et vos poignets. Une fois le bras en l’air, étirer le haut du dos.
  • Masser vos pieds régulièrement
  • Masser vos mains régulièrement

Routine d’exercice de journée avec matériel

Avec Mobilsit

  • Le poser au sol et poser un pied (sans chaussure) dessus.
  • Faire tourner son pied dans un sens puis dans l’autre.
  • Faire la même chose avec les 2 pieds sur le Mobilsit
Voir plus d'exercices

Autres exercices

  • Avec le Mobilsit : le poser au sol et poser les 2 pieds (sans chaussure) dessus (côté picots).
  • Commencer en position assise pour masser en douceur la plante du pied.
  • Puis en position debout pour écraser le Mobilsit avec vos 2 pieds, de manière alternative, comme si vous marchiez.
  • Avec une balle de tennis ou une boule de massage : poser le pied (sans chaussure) dessus et masser votre pied en écrasant la balle et en la faisant rouler.
  • Tout le matériel que vous pouvez utiliser dans votre quotidien pour mettre en jeu la dextérité de vos mains : baguettes pour manger, le stylo pour écrire, les aiguilles pour tricoter, les ustensiles de cuisine… Toutes ces activités sont autant de gymnastiques spécifiques des mains.

C Ce que vous pouvez faire avec un ballon Activ'ball

QUELQUES CONSIGNES GÉNÉRALES AVANT DE COMMENCER LES EXERCICES AVEC UN BALLON ACTIV’BALL

La bonne taille de ballon: quand vous êtes assis sur le ballon les 2 pieds devant vous, l’angle entre votre buste et vos cuisses doit être de 110-120°. Vous devez sentir que votre ballon est ferme sous vos fesses
Pour vous asseoir sur votre ballon: Positionnez les lignes parallèles au sol, asseyez-vous en avant du centre du ballon, les 2 pieds écartés d’à peu près 20cm, les genoux au dessus des pieds et les mains en haut des cuisses. Vous pouvez vous servir de vos mains pour vous aider à vous grandir. Avant de commencer, vérifier que vous puissiez vous laisser glisser à l’arrière du ballon en ouvrant les 2 jambes en cas de déséquilibre. Si vous n’êtes pas rassuré, n’hésitez pas à vous mettre face à une table pour vous tenir ou de vous positionner avec un mur derrière vous.

Routine d’exercice du soir

  • Installé au centre du ballon
  • Lever un pied et essayer de tenir en équilibre le plus longtemps possible
  • Faire la même chose avec l’autre pied.
  • Ne pas hésiter à s’approcher d’une table pour se rattraper si nécessaire.
Voir plus d'exercices

Autres exercices

  • Poser un pied à plat pendant que l’autre pied fait des exercices d’assouplissement
  • Monter sur la pointe des pieds et poser ; une fois sur la pointe des pieds, transférer le poids du gros orteil vers le petit et inversement ; sur la pointe des pieds, retourner le dos de vos orteils contre le sol.
  • Puis changer de pied.
  • Revenir à la position de départ, assis sur le ballon, 2 pieds à plat.
  • Le haut du dos s’incline à droite puis à gauche, puis d’avant en arrière, puis les épaules tournent de droite à gauche en continuant de regarder devant ; sans que le ballon ne roule.

D Ce que vous pouvez faire en position debout

QUELQUES CONSIGNES GÉNÉRALES AVANT DE DÉMARRER

Garder les pieds parallèles, écartés de la largeur de votre bassin. (à peu près 20cm) Positionner les bras le long du corps ou les mains sur une table si vous vous sentez plus à l’aise. Essayer de garder l’intention d’allonger votre colonne vers le plafond comme si quelqu’un vous tirait par un fil situé au sommet de votre crâne.

 

  • Poser les mains sur le dossier d’une chaise ou sur une table et reculer pour positionner votre dos à l’horizontale.
  • Monter sur la pointe d’un pied et le poser ; alterner un pied puis l’autre. Puis tourner le dos des orteils contre le sol et ramener le pied à plat ; alterner un pied puis l’autre.
  • Debout les 2 genoux tendus, transférer le poids du corps sur un pied. Avec l’autre pied, écraser le contour du pied au sol, dans un sens puis dans l’autre (c’est mieux sans chaussures).
  • Faire le même exercice avec l’autre pied.
  • La marche reste, souvent, le meilleur moyen de mobiliser toutes les articulations en douceur. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo, l’alternance des appuis d’un pied à l’autre, le balancement des bras, permet de mobiliser toutes les articulations y compris la colonne vertébrale. La marche Nordique utilisant l’impulsion des mains sur les bâtons est tout particulièrement indiquée. 
  • Cependant restez à l’écoute de vos sensations, si lors de la marche vous sentez que des douleurs reviennent voire s’accentuent, c’est que pour l’instant vous devez vous arrêter là. Vous pourrez recommencer demain et peut-être aller plus loin…”

Dans cette liste non exhaustive, choisissez un exercice qui vous fait du bien, variez...

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Douleurs de la Polyarthrite Rhumatoïde : comprendre la douleur inflammatoire

La douleur est décrite comme “ une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou décrite comme telle “ (IASP: association internationale pour l’étude de la douleur).

Lors de l’inflammation, les nerfs qui reçoivent l’information “douleur”, dits “nociceptifs”, situés au niveau de la zone lésée sont stimulés. L’information “douleur” est donc envoyée au cerveau qui s’occupe d’organiser au mieux pour réparer cet endroit abîmé. Cette douleur ressentie est une information utile, protectrice.

Reprenons l’exemple de la poussière dans l’œil : votre œil, une fois agressé, est très sensible. Vous évitez de la toucher, de le frotter, de le tourner, de fermer la paupière ; il pleure pour éliminer la poussière… Votre corps s’organise pour le protéger le temps qu’il le répare.

Dans le cas de cette maladie, la douleur peut être le signe annonciateur d’une phase d’activité accrue de la maladie : une poussée inflammatoire. Elle sera, comme dans le cadre de la poussière dans l’œil, une information : mettre cette zone au repos.

Si c’est une poussée inflammatoire, cette douleur est souvent accompagnée d’autres symptômes commes:

  • des douleurs articulaires nocturnes (deuxième partie de la nuit), non calmée par le repos,
  • Les articulations concernées sont en général légèrement enflées,
  • des raideurs articulaires matinales,
  • une fatigue importante.
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Comment peut évoluer la polyarthrite rhumatoïde ?

L’évolution et la gravité de la maladie sont variables d’une personne à l’autre. 

La polyarthrite rhumatoïde évolue par poussées successives, alternant des périodes inflammatoires douloureuses et des périodes d’accalmie de durée variable. Ces périodes d’accalmie sont des périodes de rémission (la maladie est en sommeil) et non de guérison.

L’évolution de la maladie se traduit par une déformation et un enraidissement des articulations concernées par l’inflammation : le plus souvent les mains et les pieds et dans certains cas : coudes, genoux, hanches et épaules.

Dans certains cas plus sévères, d’autres manifestations et symptômes peuvent être observés.

Un traitement commencé le plus tôt possible, et bien suivi, permet de ralentir et de contrôler l’évolution.

Quels sont les facteurs de risque pour le développement d'une polyartrhite rhumatoïde ?

Composante génétique

l’un de vos proches est atteint de polyarthrite rhumatoïde.

Les infections bactériennes

mais aussi

Les facteurs environnementaux et hygiène de vie

Tabac, la pollution de l’air et l’alimentation 

Les facteurs hormonaux

 les femmes sont plus touchées que les hommes, les symptômes semblent être modifiés dans certaines situations comme la grossesse, la ménopause ou, la prise de pilule contraceptive.

Mais “chronique” ne signifie pas pour toujours !

A ce jour, aucun traitement n’a permis une disparition de la maladie (guérison) ; cependant la polyarthrite rhumatoïde est une maladie curable c’est-à-dire qu’il existe des traitements permettant de limiter l’évolution, de restreindre la douleur et d’écourter les périodes de poussée.

Prenez contact avec votre médecin traitant

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Traitement par le mouvement : pourquoi bouger avec la polyarthrite rhumatoïde ?

Ce que l’on sait

  • En ce qui concerne la douleur : on sait que pratiquer des mouvements de manière régulière, variée, progressive et adaptée permettent de diminuer progressivement la sensation douloureuse lors du dérouillage des articulations.
  • En ce qui concerne les structures anatomiques : les cellules de notre corps s’adaptent aux mouvements et aux sollicitations qu’elles reçoivent. Par exemple, si vous faites régulièrement du sport, votre coeur va devenir de plus en plus compétent et efficace. Si vous vous baignez régulièrement dans l’eau froide, votre corps s’adaptera progressivement à la température.
    Notre corps a une incroyable capacité d’adaptation.
    Dans le cas des articulations touchées par l’inflammation, bouger permet aux cellules articulaires de mieux fonctionner : elles retrouvent une meilleure souplesse, une meilleure capacité à glisser et à s’étirer, ce qui aide à limiter la raideur et la gêne.
    Le mouvement peut contribuer à soulager les douleurs.
  • De nombreuses études ont montré que l’hygiène de vie a un rôle important dans l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde. L’axe majeur de prise en charge en rééducation, en association avec celle médicamenteuse, se doit de favoriser le mouvement.

En conclusion

  • Chaque mouvement est l’occasion d’entretenir vos tissus (muscles, ligaments, cartilages…), ils se renouvelleront à l’image des mouvements que vous réaliserez.
  • Chaque respiration est l’occasion d’oxygéner chaque cellule.
  • Chaque temps actif est l’occasion d’entretenir et d’améliorer votre capital osseux et musculaire.

Recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS)

  • Les programmes d’exercices et/ou l’activité physique sont à inclure dans la prise en charge.
  • Les techniques actives de rééducation sont diverses

– Renforcement musculaire pour maintenir, récupérer ou développer la force musculaire des zones ciblées.

– Des techniques fonctionnelles pour maintenir ou récupérer les capacités fonctionnelles (se lever d’une chaise, marcher sans boiter, monter les escaliers…)

– Des activités dites “aérobies” qui permettent d’entretenir voire de développer les capacités cardio-respiratoires.

  • Les exercices doivent être adaptés en fonction de l’évolution de la maladie.
  • Les techniques passives :

– Le massage n’ayant pas fait preuve de son efficacité n’est pas recommandé

– Les mobilisations passives et postures peuvent être recommandées dans le cas d’un accompagnement post-chirurgical.

Recommandations de la Haute Autorité de Santé:

Les activités physiques et sportives sont recommandées. Elles doivent être compatibles avec l’état général et physique du malade, notamment sur le plan ostéo articulaire et cardiovasculaire.

Pour en savoir plus sur le sport sur ordonnance.

Polyarthite Rhumatoïde et prescription d'activité physique adaptée

Le sport sur ordonnance désigne la prescription d’activité physique adaptée pour des patients souffrant d’une affection longue durée (ALD). 

L’objectif est de proposer aux personnes souffrant de pathologies chroniques une pratique sportive comme thérapie non médicamenteuse. Cette pratique, adaptée à la pathologie et aux difficultés du patient, est encadrée par des professionnels formés tels que les kinésithérapeutes, les éducateurs sportifs APA, les ergothérapeutes… 

La polyarthrite rhumatoïde fait partie des affections longue durée pouvant trouver bénéfice dans la pratique du sport sur ordonnance. Dans le cadre de ce dispositif, vous pourrez suivre un parcours de soins adapté.

Sachez que, malgré l’encadrement législatif du sport sur ordonnance, la sécurité sociale ne rembourse pas les activités sportives prescrites par votre médecin. Toutefois, vous pouvez bénéficier d’une prise en charge par certaines mutuelles ou certains dispositifs “sport-santé” territoriaux.”

Polyarthrite rhumatoïde et traitement médicamenteux

Les traitements recommandés par l’HAS sont actuellement un traitement de fond associé à un traitement des symptômes grâce aux anti-inflammatoires, antalgiques et éventuellement corticoïdes. 

Ce traitement est à faire évoluer régulièrement en fonction de l’évolution de la maladie et des symptômes associés.

Extraits des recommandations de la Haute Autorité de Santé :

L’objectif du suivi du patient est d’adapter rapidement la stratégie de prise en charge thérapeutique afin d’obtenir une rémission ou à défaut un faible niveau d’activité de la maladie, et prévenir l’atteinte structurale.

Le suivi est réalisé conjointement par le médecin spécialisé en rhumatologie et le médecin traitant.

L’objectif du suivi du patient est d’adapter rapidement la stratégie de prise en charge thérapeutique afin d’obtenir une rémission ou à défaut un faible niveau d’activité de la maladie, et prévenir l’atteinte structurale.

Le suivi est réalisé conjointement par le médecin spécialisé en rhumatologie et le médecin traitant.

 

Au cours du suivi, le médecin doit :

  • Evaluer l’activité de la maladie.
  • Rechercher la survenue de manifestations extra-articulaires.
  • Mesurer l’évolution structurale.
  • Apprécier le degré de réponse au traitement et la tolérance du traitement.
  • Evaluer l’activité de la maladie.
  • Rechercher la survenue de manifestations extra-articulaires.
  • Mesurer l’évolution structurale.
  • Apprécier le degré de réponse au traitement et la tolérance du traitement.

Polyarthrite rhumatoïde et chirurgie

La prise en charge chirurgicale n’est envisagée que dans certains cas spécifiques en fonction de l’évolution de la maladie.

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 Quand consulter un kiné pour une Polyarthrite Rhumatoïde ? 

Nous avons rédigé cet article pour vous aider dans un grand nombre de situations ou de douleurs. Cependant, nos recommandations et nos exercices ne peuvent pas remplacer une consultation avec un professionnel de santé qui sera vous accompagner pour adapter le traitement à votre situation si nécessaire.

Si nos conseils n’ont pas été suffisants pour régler vos problèmes et/ou que vous ressentez les « symptômes » suivants, nous vous conseillons de consulter un professionnel de santé (Médecin, Masseurs Kinésithérapeute…) :

  • Si malgré les mouvements réalisés vos douleurs ne s’améliorent pas voire s’aggravent.
  • Si vous avez des signes de poussée inflammatoire : douleurs nocturnes, enraidissement plus important le matin, fatigue.
  • Si la douleur a été provoquée par un traumatisme important.
  • S’il existe des signes évocateurs de pathologies générales : perte de poids importante, fièvre, antécédent de cancer.
Besoin de consulter ?

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Comment prévenir les complications de la polyarthrite rhumatoïde ?

La plupart des personnes ayant souffert d’épisode inflammatoire retrouvent une vie normale après l’épisode douloureux.
Pour maximiser vos chances de conserver un fonctionnement optimal de vos articulations mais aussi des systèmes vasculaires et cardio-respiratoires, nous pouvons vous conseiller :

  • De pratiquer une activité régulière idéalement quotidienne, sinon au moins 3 fois par semaine.
  • De garder des objectifs raisonnables : porter une attention particulière sur votre fatigue.
  • De réévaluer sans cesse vos limites : augmenter le temps, la fréquence et l’intensité de vos activités en douceur.
  • De revisiter constamment vos habitudes de vie : privilégier les déplacements actifs (à pied ou à vélo), porter une attention à votre hygiène alimentaire…
  • De prendre du plaisir ! Il n’y a pas d’activité contre-indiquée. Trouvez une activité qui vous convienne et qui est adaptée pour vous afin que ca reste un temps de plaisir, de partage et de convivialité.

En pratique

  • En période de poussée : trouvez des activités qui respectent vos douleurs et qui permettront de ne pas rester inactif. Tournez-vous vers des activités relaxantes (sophrologie, relaxation) pour ne pas vous laisser envahir par la douleur.
  • Quand la douleur commence à s’améliorer : vous pouvez reprendre quelques exercices proposés plus haut en respectant la règle de la “non-douleur”.
  • En période de rémission : Votre vie quotidienne, rythmée par vos périodes de poussée devra tendre lors des périodes de rémission vers des activités à visée assouplissante, grandissante, respiratoire et cardiovasculaire.

Nous vous suggérons de continuer, même en période de rémission, à respecter votre fatigue.

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Philosophie et approche

Nous sommes convaincus que votre meilleur thérapeute, c’est vous !

Nous pensons que toute personne a d’abord droit à l’information, afin de comprendre ce qui lui arrive.
Nous souhaitons aussi apporter des conseils, issus de notre expérience de kinésithérapeutes et des situations vécues avec nos patients, en accord avec les dernières recommandations scientifiques.

Nous proposons ici des exercices, des mouvements et des conseils généraux, à essayer par vous-même, à adapter en respectant le traitement mis en place par ailleurs, s’il y en a un.

Les exercices proposés ont une chance de vous aider si vous leur donnez une chance :
Pour être efficace, il s’agit souvent d’être persévérant. Essayer 1 seule fois est rarement suffisant. Les conseils que vous trouverez ici sont accompagnés d’explications importantes, car plus vous comprendrez, mieux vous pourrez agir.

Comprendre, c'est bien.
Agir, c'est très bien !