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La kinésithérapie « non conventionnée » : ça marche ! – EPSANTÉ N°73

liberaux
André Petit, kinésithérapeute à la Rochelle prêchait depuis 20 ans dans le désert contre vent et marée. Aujourd’hui avec plus de 500 confrères formés, la kinésithérapie préventive, plastique et sans sécu ça marche ; pourvu qu’on s’en donne les moyens. Nous sommes allés l’interroger à la Rochelle.

KP : Nous vous savons pionnier, à la Rochelle, de la kinésithérapie préventive depuis près de 20 ans. Comment ça marche ?

André Petit : très très bien : l’exercice collectif de la Kinésithérapie Préventive la rend abordable au plus grand nombre.

Démocratiser les soins de groupe non remboursés génère une clientèle fidèle et nombreuse, cela permet d’instaurer une gymnastique et des activités réfléchies pour le long terme.

La prévention en rhumatologie, par l’école du dos libérale de kiné a rassemblé cette année encore 300 patients permanents à la ROCHELLE. Ils sont répartis en 18 groupes par semaine.

La « Gym Ballon » de l’école du dos tient le Hit Parade depuis 18 ans à Mail14®, particulièrement auprès de la population féminine (80% des participants).

La prévention primaire en cardiologie s’annonce particulièrement prometteuse. Les cardiologues, nouveaux prescripteurs du Kiné-Préventologue sont des sponsors d’exception. Le marché des ergomètres est à juste titre florissant. J’ai baptisé ces cours collectifs « endurance training » et cela concerne la population exposée – les hommes de 40 à 60 ans soit 80% des candidats.

KP : Vous êtes déconventioné depuis 5 ans. Est-ce que ça marche ?

A.P. : Ça marche étonnamment ! Les 300 patients des activités de prévention en rhumatologie alimentent  naturellement le cahier de rendez-vous en thérapie individuelle. Une ordonnance d’un médecin est obligatoire. La séance coûte 150 Fr. La thérapie manuelle est souvent associée aux sollicitations conjonctives du matériel LPG ou aux manipulations magique par l’Hydro-Jet de Wellsystem. L’efficacité de ces bons assistants du thérapeute manuel permet des séances peu nombreuses et espacées. La gym de l’Ecole du Dos assure les relais. Les médecins raffolent de ces nouvelles prescriptions qui ne feront jamais l’objet de demande d’entente préalable à la Sécurité Sociale. Le libellé de ces ordonnances est plutôt sympathique « 30 séances à dispenser selon besoins « Faire faire les séances de kiné », « Bon pour des séances de massage à l’Ecole du Dos », etc. etc. Les séances de kinésithérapie d’entretien sont devenues à la mode pour les plus fragiles, les plus âgés, ou les plus prévoyants. Une sorte de révision mensuelle …

KP : Que pensez vous vous de cette offensive de la kinésithérapie esthétique ?

A.P. : Je préfère le terme de kinésithérapie plastique, c’est mon challenge obstiné depuis 20 ans. Responsable du centre d’évaluation de l’Endermologie® avec les techniques LPG depuis 8 ans ( 14 000 photos, de nombreux films), j’ai tout connu, les échecs, mais aussi de nombreuses séries de résultats superbes et surtout durables sur les structures, les formes, les volumes disgracieux. Rêver de rendre plus sain, plus fort, plus beau, me semble être de même veine. Y parvenir c’est être thérapeute.

KP : Quelle question auriez-vous aimer qu’on vous pose ?

A.P. : Ce pourrait être : comment réussir tout ou partie de cette diversification ? Kinésithérapie préventive – Kinésithérapie plastique – Kinésithérapie sans sécurité sociale, ce sont les 3 thèmes des formations que nous proposons à nos confrères à l’automne en complément des formations « Ecole du Dos » libérales de kiné qui ont déjà rassemblé 500 kinés à La Rochelle.